Soirées littéraires à la Bibliothèque Schoelcher

La Bibliothèque Schoelcher vous convie à 3 soirées littéraires les 4, 18 et 25 juin 2021 à 18h30 selon le programme ci-après :

Soirées littéraires animées par Mme Imaniyé Dalila Daniel, les 4 juin et 18 juin 2021 à 18h30 :

Présentation de 2 ouvrages :

  • Zaire et Théophile

« Personne n’a jamais raconté l’esclavage en Martinique comme ici à travers l’histoire vraie de ces deux Africains déportés, Zaïre et Théophile, dont le destin tragique marque le pays en juillet 1838.
Peut-on s’aimer librement quand on porte les pires chaînes qui soient ? Qu’espérer de l’avenir ?

Les faits historiques révélés par cette histoire d’amour vous laisseront pantois, pensifs ou révoltés, mais jamais indifférents. Ce retour douloureux dans l’histoire qui a fondé la Martinique, éclaire la vision de ce passé décrié et offre un nouveau chemin vers un avenir que l’on souhaite apaisé.

 

  • Sakré Vakabon

Suite de « Zaïre et Théophile, Pas de pitié pour les nègres ! ».

Ce roman met en évidence une des pages les plus sombres de l’histoire de la Martinique. Il décrit la manière dont les esclavagistes soutenus par l’Etat ont conçu et imposé leur vision de la liberté aux anciens nègres.

Il évoque le simulacre de l’abolition de l’esclavage en 1848, l’injustice et la pression insupportables exercées sur le peuple condamné à la souffrance et à la misère jusqu’à la sanglante insurrection du Sud en 1871.

Voici l’histoire de milliers de vakabon et de vakabòn, qui se sont frayé un chemin de liberté à travers les mailles serrées d’un projet conçu contre eux, sans eux.

Soirée littéraire animée M. Jean-Georges Chali, le 25 juin 2021 à 18h30 :

  • Présentation de l’ouvrage Du conte à la littérature Poétique et subversion esthétique

Le conte créole hérité de la tradition orale relève d’une pratique culturelle qui use de la stratégie et de la ruse comme principes fondamentaux de la liberté de parole mais aussi comme principes fondateurs de l’expression artistique. Ne pouvant recréer ses dieux et ses lieux mythiques, le peuple noir recrée son univers imaginaire qui lui permet de sublimer les souffrances de l’habitation-plantation. Les contes, les danses et les chants sont d’emblée l’oeuvre du marronnage, tout rassemblement étant interdit et puni par des peines lourdes allant jusqu’aux privations extrêmes. La parole marronne se tient hors de l’habitation, au clair de lune dans la Savane.