René Maran mis à l’honneur par Google

Ce mardi 5 novembre Google met à l’honneur René Maran, 1er écrivain noir à obtenir le prix Goncourt ! Le logo modifié sur la page d’accueil célèbre ainsi le 132ème anniversaire d’un homme qui a marqué le monde littéraire.

Qui était René Maran ? Ils en parlent

La 1ère (article complet)

« Quand j’écris « Batouala », j’ai voulu montrer l’Afrique telle que je la voyais. On a contesté avec âpreté et méchanceté tout ce que j’avais dit et pour démontrer que je m’étais trompé, on a étudié ce que j’avais vu. On a été obligé de dire que je disais la vérité. « Batouala » montre l’Afrique du temps des Européens ».

Le Point (article complet)

Dans Le Petit Parisien, l’accueil réservé à l’annonce de la victoire de René Maran est sans équivoque : « M. René Maran, administrateur colonial, domicilié à Fort-Archambault, à deux journées de marche du lac Tchad, au milieu de Noirs qui lui ressemblent comme des frères, a reçu hier le prix Goncourt. (….) Depuis l’année 1903, époque où fut décerné le premier prix Goncourt, c’est la première fois que les Noirs jouent et gagnent. (…) sa qualité de nègre (…) a séduit les dix de l’Académie Goncourt épris de couleur et d’étrangeté. »

20 minutes (article complet)

Figure méconnue de la littérature francophone, le jeune homme avait marqué son époque avec un premier roman choc, Batouala, publié à l’âge de 34 ans. Un roman souvent considéré comme ayant participé à l’émergence de La négritude, ce courant littéraire qui revendique une identité noire et dont Aimé Césaire​ ou Léopold Sédar Senghor font notamment partie.

L’internaute (article complet)

Cet écrivain né sur un bateau alors que ses parents quittaient la Guyane pour la Martinique en 1887, est le premier écrivain noir à avoir été récompensé par le prestigieux prix remis annuellement début novembre, depuis 1903. Arrivé en métropole à l’âge de sept ans – ses parents, partis au Gabon, l’avaient envoyé à Bordeaux -, René Maran commence à écrire assez jeune, aux alentours de 16 ans. Au lycée Michel de Montaigne, il fait notamment la rencontre de Félix Eboué, administrateur colonial et futur résistant.