Loran Kristian, lauréat du 31e Prix Littéraire Carbet de la Caraïbe

Poète martiniquais, Loran Kristian est Lauréat du 31ème Prix Littéraire Carbet de la Caraïbe, porté par l’Institut du Tout-monde, pour son recueil de poèmes « Les mots de silence ».

Le Président Serge Letchimy a salué cette distinction : « Une récompense reconnue de tous qui contribue à la reconnaissance et à l’essor des productions du monde, de la Caraïbe et donc aussi martiniquaises. C’est toujours une immense fierté de savoir que nos compatriotes incarnent aussi dignement notre territoire. »

De son côté, l’auteur a confié avoir ressenti un formidable bonheur d’être le 31ème récompensé d’une généalogie littéraire de géants.

La Martinique est une terre d’écrivains. Félicitations cher compatriote.

L’auteur

Loran Kristian est né le 28 août 1977. Il a été formé en histoire, philosophie et Littérature comparée à l’Université Antilles-Guyane, puis en Sorbonne. Ingénieur culturel impliqué dans la société civile et la coopération culturelle caribéenne, il est actuellement responsable d’institutions patrimoniales à la Martinique.

Le grand écrivain martiniquais Raphael Confiant dit de lui : “Et voici que nous arrive, à lorée de la deuxième décennie du nouveau millénaire, une voix originale, puissante, nourrie des textes de ses prédécesseurs mais parvenant subtilement à les dépasser... Il « écrit au difficile», selon lheureuse formule de Glissant, parce que la littérature na pas pour vocation de surfer sur lair du temps mais bien de tenter de percevoir lindicible, le nondit du dit. Lisez Les mots de silence ! Un nouveau grand poète martiniquais est né…

L’affranchissement des mots pour une quête de liberté

«Les mots de silence» est le premier recueil poétique de Loran Kristian, illustré par le plasticien martiniquais Ricardo Ozier-Lafontaine et publié chez K. Editions.

Sa poétique est inscrite dans son lieu, en relation étroite avec le monde. Elle exprime une quête singulière, éruptive et sensible de liberté comme d’affranchissement des mots ainsi que des êtres.

Pourquoi la poésie en 2021 ?

Pour attendre la fin du monde. La poésie est une manière d’exister, un mode d’existence, une façon d’habiter la vie de manière désincarcérée. Certains la considèrent comme affaire inutile et marginale, préoccupation de rêveur déconnecté, mais c’est probablement aussi faire l’expérience du chaos : c’est à dire habiter les béances et les failles du monde, pour explorer les siennes et tisser autre chose. La séquence actuelle de notre histoire humaine engendre un espace poétique étendu… un état poétique qui en serait plutôt «l’écho le plus juste et le plus nécessaire». Lieu de recomposition d’un monde grignoté de part en part avec la main du Capital et les dents du Colonial.

En 2021, la poésie est plus que jamais « actuelle », hors du champ de préoccupations technocratiquement et économiquement prédatrices.