Les Archives territoriales rendent hommage à Léo Elisabeth

La Collectivité Territoriale de Martinique organise une table ronde Hommage à Léo Elisabeth (1931-2016) et un focus sur Les courriers du gouverneur Gabrié (1900-1901), animés par Véronique Elisabeth, Abel Louis, Monique Sainte-Rose :

Mardi 15 juin 2021 à 18h

aux Archives territoriales de Martinique, Morne Tartenson à Fort-de-France

Léo Elisabeth

Léo Elisabeth fut le premier agrégé d’histoire de la Martinique en 1961. Docteur d’État en histoire (1988), inspecteur pédagogique régional d’histoire et de géographie dans l’académie des Antilles-Guyane de 1977 à 1997, président de la Société d’histoire de la Martinique (2003-2016), il s’est consacré avec passion à la formation de plusieurs générations d’historiens martiniquais.

Historien, homme de science et de culture, d’une curiosité insatiable sur le monde, en particulier sur l’historiographie de notre espace caribéen, Léo Elisabeth a contribué à faire connaître l’Histoire de la Martinique en l’abordant de manière globale, en tenant compte des réalités culturelles et sociales de notre environnement régional. Chercheur émérite, orateur, conférencier, il a publié de nombreux ouvrages et articles scientifiques et a également contribué à de nombreuses publications collectives.

Les intervenants

  • Véronique Elisabeth : fille aînée de Léo Elisabeth, elle rejoint la métropole après son baccalauréat. Elle y intègre les classes préparatoires de lettres supérieures en région parisienne, se destinant alors au professorat.

Après une maîtrise d’Histoire, obtenue à Paris I Sorbonne, et avoir été admissible au CAPES, elle rentre à la Martinique où elle enseigne pendant deux ans, en tant que maître-auxiliaire.

Sa contribution à la publication du Patrimoine des communes de la Martinique marque alors un tournant décisif dans sa carrière. En 1997, il lui est proposé d’intégrer l’équipe du Bureau du Patrimoine, préfiguration du Musée d’Histoire et d’Ethnologie, où elle exerce encore aujourd’hui, en qualité de bibliothécaire territoriale principale.


  • Abel Louis : docteur en Histoire, membre du laboratoire de recherches AIHP/GEODE (EA-929) et membre associé au CRHIA (EA-1163), il est actuellement l’un des vice-présidents de la Société d’Histoire de Martinique.

Ses recherches portent sur la composante sociale des libres de couleur en Martinique entre 1660 et 1848, sur les élites sociales dans les Antilles françaises entre le dernier tiers du XVIIIe siècle et les années 1860.

Son dernier ouvrage, paru en juillet 2020, s’intitule Hommes en noir, femmes en blanc ? La culture des apparences à l’épreuve du système esclavagiste en Martinique (1765-1848).

Dans le tome 1 des Mélanges, il publie un texte : Quelques portraits de négociants pierrotins symbolisant la réussite économique et sociale d’un milieu professionnel sous la Monarchie de Juillet.


  • Monique Sainte-Rose : professeur agrégé d’Histoire, docteur en Histoire, elle a fait ses études supérieures à l’Université d’Aix-en-Provence, à la même période que Danièle Bégot. Elle y suit, outre les cours obligatoires des certificats de licence, ceux de Jean-Louis Miège (Institut d’Histoire des Pays d’Outre-Mer).

Dès son arrivée à la Martinique en 1969, elle s’intéresse à son histoire, si particulière. Ses travaux portent, dès la fin des années 1970, sur les libres de couleur, les Caraïbes, puis les esclaves.

Entrée à la Société d’Histoire de la Martinique, au début des années 1980, elle en a été la secrétaire jusqu’en 2017 où, suite à la disparition de Léo Elisabeth, elle en devient présidente.

Chargée des publications dès les années 1990, elle en relance la production. Dans le tome 2 des Mélanges, disponible à la rentrée prochaine, elle propose un texte sur L’eau à la Martinique de 1635 à 2016.

Sera aussi disponible le Mémoire n°9 : Les Années Martiniquaises d’Armand Quinot (1925-1929).