La CTM rend hommage à Paulette NARDAL, Femme de Lettres et Pilier de la Négritude

C’est avec honneur et une immense fierté que la Collectivité Territoriale de Martinique célèbre aujourd’hui, Mardi 12 Octobre 2021, le cent vingt-cinquième anniversaire de la naissance de Paulette NARDAL, cette femme émérite qui a porté avec maestria l’image de la Femme Martiniquaise et laissé une empreinte indéniable dans les domaines artistique, culturel et social.

Cet hommage a pour but de faire l’éloge de son engagement et de permettre au public de découvrir ou d’approfondir ses connaissances sur le rôle et l’implication de cette grande figure Martiniquaise, notamment dans les mouvements littéraires et féministes : Paulette NARDAL a, en effet, dédié sa vie à la défense des droits de la Femme et des personnes Noires et a porté au plus haut les valeurs de liberté, de dignité, de solidarité et de don de soi, valeurs fondamentales de l’humanité.

La Collectivité Territoriale avait tenu à lui rendre hommage en 2020 et 2021 en dénommant le Lycée de Ducos, Lycée Paulette NARDAL et en organisant une conférence en hommage aux sœurs NARDAL avec des interventions d’universitaires et auteurs connus et reconnus pour leurs contributions à faire connaître l’implication et le rôle de ces grandes figures martiniquaises, notamment dans les mouvements littéraires, artistiques et féministes.

Première Femme Noire à étudier à la Sorbonne, elle est considérée comme une des inspiratrices du courant littéraire de la Négritude. Institutrice, elle quitte la Martinique à l’âge de 24 ans. À son arrivée, elle s’inscrit dans la grande Université Parisienne pour étudier l’Anglais et soutient sa thèse sur l’écrivaine et abolitionniste américaine Harriet Beecher Stowe, auteure de « La Case de l’Oncle Tom ».

Avec sa sœur Jeanne, Paulette NARDAL profite du bouillonnement culturel de la capitale française. Elles s’éveillent de cette manière à ce qu’elles appellent à la « conscience noire ». C’est le salon littéraire des sœurs NARDAL qui fera leur réputation. On y aborde les questions d’émancipation des femmes et on y pose les jalons du courant littéraire de la Négritude.

Dans La Revue du Monde Noir qu’elle fonde avec René MARAN et Léo SAJOUS, elle mène de grandes réflexions avec ses compagnons dont ce concept, cette idée de « créer entre les Noirs du monde entier, sans distinction de nationalité, un lien intellectuel et moral qui leur permette de mieux se connaître, de s’aimer fraternellement, de défendre plus efficacement leurs intérêts collectifs et d’illustrer leur race ».