Jacob DESVARIEUX nous a quittés

Jacob DESVARIEUX nous a quittés. Plus qu’un homme, c’est un symbole qui s’en va.

Symbole d’une époque où faire de la musique antillaise était un acte d’engagement, où chanter du Zouk était une profession de foi culturelle pour dire à la terre entière que sur un petit morceau de monde, la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane avaient des choses à dire, chanter et partager.

Il chantait pour les Antillais qui étaient loin de chez eux et qui avaient besoin d’un peu du pays dans leur cœur, ils chantaient pour les Africains qui d’instinct ont reconnu une musique sœur. Il chantait et jouait pour le monde entier.

Derrière chaque parole et chaque note, un message sur qui nous sommes, aussi bien grâce aux paroles qu’aux sonorités et aux rythmes … et ce n’est pas un hasard si l’un de ses morceaux les plus connus est « Zouk-la sé sel médikaman nou ni ».

Derrière le divertissement libérateur, le militantisme culturel.

Nous sommes tristes mais pas affligés car Jacob, avec sa voix et sa guitare seront toujours là, à la fois miroir et vitrine de nous-mêmes.

Il rejoint le Panthéon des artistes qui ont structuré qui nous sommes.

Marie-Thérèse CASIMIRIUS, Conseillère exécutive en charge de la Culture, Langue Créole, Art et Patrimoine, Michelle MONROSE pour la commission Culture, Arts et Patrimoine et l’ensemble des élus de la CTM présentent leurs vives condoléances à sa famille, à ses proches, au mythique Kassav.

Soyons dignes de cet héritage lourd mais ô combien bénéfique et porteur de sens.