22 mé : la CTM pa ka bliyé !

La CTM s’adapte à la conjoncture sanitaire actuelle et vous propose une commémoration à vivre en ligne !

Au programme :

Rétrospective des temps forts des « 22 mé la CTM » et découverte des plantes de subsistance et de résistance des esclaves ! 


22 mé la CTM : Rétrospective 2016 – 2020


Que s’est-il passé le 22 mai 1848 ?


Plantes de subsistance et de résistance des esclaves

Un diaporama de la Direction des Musées de la CTM, à découvrir ici ! 

  Plantes de la subsistance et de la résistance 

Ce diaporama  ne relève pas simplement de la botanique comme le titre pourrait laisser le supposer, mais aussi de l’histoire et des droits primordiaux de l’homme : ceux de se nourrir, de se soigner ou d’assurer sa sécurité.

Si l’accès à ces droits nous semble, de nos jours, aisés en Martinique, il n’en a pas été de même, à l’origine, pour une grande partie la population esclave noire africaine introduite en nombre dans l’ île à partir de la seconde moitié du 17è siècle.

Dans l’édit de 1685, appelé communément Code Noir, l’article 22 prescrit aux maîtres des obligations alimentaires à l’endroit de leurs esclaves.

Cet article a été, en grande partie, non respecté puisque les esclaves ont dû, majoritairement, subvenir à leurs propres  besoins en cultivant et en plantant de nombreuses espèces alimentaires et utilitaires dans le jardin de case qui leur était parfois alloué par les maîtres.

Dans ce diaporama , on essaiera de montrer comment, après une pénible traversée à bord des bateaux négriers, les esclaves ont été contraints à s’adapter à  un territoire inconnu. Ils ont dû ainsi  s’approprier tant les coutumes alimentaires et médicinales des populations autochtones, les Amérindiens, que celles des Européens, leurs maîtres. Ce faisant, ils ont été amenés parallèlement à restituer leur propre savoir.

De nos jours, grâce à cette transmission, de nombreuses plantes médicinales existent toujours localement et font l’objet de recherches très prometteuses. L’origine aussi de notre cuisine créole si appréciée des gourmets tient aussi de cet héritage tant il est vrai qu’il est du génie de l’homme de passer de la satisfaction élémentaire de la faim au plaisir de se nourrir.