«TRAS» Chapitre 1 : kôw sé an chimen

La Bibliothèque Schœlcher présente, du 15 au 30 mars 2019 l’Exposition  proposée par l’artiste Christophe MERT :

«TRAS » Chapitre 1 : kôw sé an chimen

Le vernissage aura lieu ce Vendredi 15 mars 2019 à 18h30

L’artiste

Christophe MERT est originaire de Rivière-Pilote, ville du sud de la Martinique. Enfant il découvre son attrait pour le dessin au contact de bandes dessinées.

Aujourd’hui la production de Christophe MERT est orientée vers une quête de l’identité antillaise. Ainsi s’appuyant sur l’histoire de son pays, il tend à traduire à travers ses émotions toutes les richesses de cet archipel qu’il affectionne.

Une peinture engagée qui explore l’esclavage, le métissage et les guerriers, au sens antique du terme, représentant la force du corps et de l’âme.

Une écriture spontanée qui alterne avec un travail méticuleux pour conter l’amour, la force, la paix, l’attachement, la foi.

Christophe MERT joue également avec les couleurs qu’il superpose dévoile ou recouvre avec la matière qu’il ajoute ou soustrait, jonglant ainsi avec les matériaux, les supports et les formes, dans une recherche constante de la prégnance optimale.

L’artiste s’exprime et offre dans son travail un univers plein de liberté, de sentiment et d’humanité.

L’exposition

Pour Christophe MERT « Notre corps porte souvent des traces visibles et Invisibles de notre passé.

Elles réveillent nos maux, ceux qu’on ne voit pas mais qu’on revit inlassablement et qui nécessite la guérison de l’âme.

Elles apparaissent sous forme de cicatrices, marques indélébiles laissées sur le corps par une blessure. (Bobo yè sé grafiyen jôdi)

Elles sont la blesse, plaies invisibles qui ne peuvent être guéries que par an-NOU.
an-NOU c’est La force de notre je qui se manifeste dans l’ensemble NOU (je suis donc nous sommes)

Elles font surgir des mots, des gestes, des couleurs, des sons, des formes qui sont souvent l’expression de nos maux en résurgence de la parole SANMO.

Elles montrent notre capacité de dépassement de soi et notre volonté de participer à l’équilibre du monde.

Elles sont l’espoir d’un demain meilleur du bwa brilé dans la mosaïcalité chromatique de la rose des vents.

Elles sont enfin la force du cri que poussent tous les êtres de lumière arkansyel: MARCARAÏMON.

Les traces que « NOU » portons font partie de l’histoire de l’humanité qui doit l’accepter, afin que la mémoire du corps soit un chemin vers la guérison.

an-NOU ay douvan épi’y
Ay di yo sa »