SARGASSES. Motion de l’Assemblée de Martinique au Gouvernement

PLÉNIÈRE DES 5 & 6 JUIN 2018

MOTION DE L’ASSEMBLÉE DE MARTINIQUE SUR L’ÉTAT DE CATASTROPHE NATURELLE LIÉ AUX SARGASSES

Des élus de la Martinique et des organisations écologiques n’ont cessé d’alerter et de signaler à l’Etat, le danger que pourrait représenter l’échouage des algues sargasses sur la santé des populations, l’activité économique ( professionnels de la mer, tourisme… ), les habitations et leurs équipements mais aussi, la perturbation du bon suivi des cours dans les établissements scolaires et, les écosystèmes.

Ce phénomène constant qui ne cesse de croître, est certainement inhérent à des causes naturelles mais, indiscutablement entretenu par l’activité humaine irréfléchie et démesurée qui accentue le dérèglement climatique.

Fallait-il attendre que le phénomène prenne une telle ampleur, et qu’il soit une fois de plus médiatisé par la presse française ? Alors que, des solutions sont connues depuis des décennies au niveau de la valorisation et de la récupération en mer, ce qui solutionnerait tous ces problèmes.

Considérant qu’il y a un véritable risque pour la santé, qui peut-être irréversible (attesté par des organismes scientifiques) découlant des émanations de gaz H2S (hydrogène sulfuré), conséquence des algues échouées.

Considérant  que les dégâts sur les écosystèmes sont avérés (les coraux et les herbiers, la mangrove, les tortues marines, la faune aquatique…).

Considérant que l’activité économique (pêche, tourisme, loisir…) est fortement perturbée voir impossible par endroit.

Considérant que l’habitat et les équipements électriques et électroniques subissent des dommages qui les rendent hors service.

Considérant que le ramassage mécanique sur les plages provoque des impacts négatifs sur les écosystèmes littoraux (érosion des berges, saccage des nids de tortue…).

Considérant que tous ces dommages sont induits par l’échouage des algues sargasses.

Les élus de l’assemblée réunis en séance plénière le 5 juin 2018

Demandent à l’Etat de reconnaitre la situation de catastrophe naturelle permettant à tous ceux qui sont impactés de procéder aux formalités associées et de bénéficier de la prise en charge par leur assurance.

Demandent à l’Etat de prendre toutes les dispositions pour que le ramassage des algues sargasses se fasse en mer compte tenu des techniques existantes et déjà expérimentées ailleurs.

Demandent à l’Etat de prendre des mesures d’accompagnement des professionnels mis en difficultés par cette catastrophe.

Demandent à l’Etat de prendre en charge, la santé des riverains et des personnes vulnérables.

Demandent que la France, au titre de la convention de Carthagène, échange avec les Etats de la zone intéressée pour une vraie coopération afin de lutter contre les invasions des algues sargasses.

Demandent que la France interpelle l’Organisation des Nations Unies pour mobiliser pour mobiliser le programme des Nations Unies pour l’environnement.

Demandent à l’Etat de prendre en considération les dommages impactant l’habitat ainsi que les équipements des populations concernées.