2ème RCD : Intervention du Président Alfred Marie-Jeanne

Intervention du Président du Conseil Exécutif de la Collectivité Territoriale de Martinique

2ème Rencontre de la Concertation et du Développement du monde économique

Vendredi 02 février 2018

 

Monsieur le Premier Ministre de Sainte-Lucie, Allan Chastanet, c’est avec beaucoup d’attention que je t’accueille en Martinique. Bienvenu – Byen vini – Welcome !

Monsieur le Préfet, Franck Robine

Monsieur le Vice-Président de l’Assemblée, Yan Monplaisir

Mesdames et Messieurs les élus,

Mesdames et Messieurs les chefs d’entreprises,

 

Le dialogue régulier avec le monde économique est une initiative que j’ai impulsée. Et pourquoi ? Parce que subsiste entre ces deux entités, une sorte de suspicion voire de méfiance réciproque, que l’on peut comprendre.

Il faut savoir surmonter ces a-priori, car le développement du pays est en premier et dernier ressort l’affaire de tous.

Qui peut croire que la seule puissance publique serait capable d’entrainer toute l’économie dans un cercle vertueux pour provoquer croissance et emploi.

L’apport de l’investissement privé est par définition l’un des éléments moteurs pour ne pas dire le premier et le plus déterminant.

L’intervention publique, vient en appui, mais doit aussi protection aux les plus faibles et aux plus vulnérables. Ce qui est très loin d’être négligeable.

L’intervention publique intervient pour encourager l’innovation. En ce sens, nous avons comme l’ensemble des régions ultrapériphériques souscrit au projet européen Recherche – Développement –Innovation – Horizon 2020.

L’intervention publique, vient en aide aux entreprises pour démarrer dans les meilleures conditions possibles ou pour faire face à des difficultés ponctuelles.

Ces dispositifs existent et vous les connaissez ! Leur présentation ont fait l’objet de notre première rencontre. Point n’est besoin d’insister.

Ils sont largement utilisés et vous le savez !

Ce que la CTM ne promotionne pas :

  • Lancer des projets tout azimut, sans objectif pertinent et cohérent,
  • Laisser filer la dette publique qui représente à ce jour 1234€/habitant).

La capacité de désendettement de la CTM pour 2016, encours de la dette sur épargne brute, s’élève à 13 ans. Et ce n’est pas de mon fait. La loi de finances 2018, fait obligation à la CTM de ne pas dépasser 9 ans.

Malgré ce contexte, la CTM a mobilisé de façon volontaire en 2016, un emprunt de 100 millions d’euros pour soutenir le tissu économique de Martinique.

L’éthique publique doit conduire à des choix raisonnés en fonction des capacités réelles.

Afin qu’il n’y ait pas de confusion dans les missions respectives de chacun, la règle est : précaution est mère de sûreté, mais aussi de confiance pour la réussite.

Ce que j’attends du privé, c’est qu’il investisse et développe de nouvelles activités.

En Martinique, le système législatif français et européen encadre tous les dispositifs d’aide. Par exemple, nous n’avons pas les mêmes possibilités d’attirer l’investissement étranger comme le peut notre voisin de Sainte-Lucie, ce qui crée une toute autre relation entre secteurs public et privé.

Encadrement nécessaire ne doit pas être synonyme d’étouffement et de paralysie.

Il importe donc d’apprendre et de se comprendre les uns, les autres sans diktat infécond.

Nou tout sav pli pré légliz sé kloché !

Mèsi An Pil !

Mèsi An Chay !

 

Alfred MARIE-JEANNE

Président de la Collectivité Territoriale de Martinique