Alfred Marie-Jeanne rencontre le Commissaire Européen, Pierre Moscovici

Ce mardi 15 mai 2018, Le Président Alfred Marie-Jeanne a participé à la réunion du Conseil des Régions de France. A l’ordre du jour :

Audition de M. Pierre Moscovici, Commissaire européen en charge des affaires économiques et financières, fiscalité, douanes.

Il s’est agi pour les Présidents de Régions de France d’échanger sur le futur budget de l’Union Européenne pour la période 2021-2027.

Le Commissaire Moscovici a présenté les principales caractéristiques de ce futur budget, à savoir :

  • Reflet des principales préoccupations des citoyens et des Etats: sécurité avec notamment la lutte contre le terrorisme ; le réchauffement climatique ; la transition numérique ; Erasmus plus
  • Défense des valeurs fondamentales de l’Union Européenne, singulièrement le respect de l’Etat de droit et l’indépendance de la justice.

Il a par ailleurs annoncé, une baisse de 10% de la politique de cohésion. Diminution qui inquiète les Régions, car la Politique de Cohésion est considérée comme LA politique européenne en faveur des territoires.

Le Commissaire a tenu à informer le Président Marie-Jeanne qu’il a défendu la spécificité des RUP en s’assurant que l’allocation spécifique RUP soit maintenue dans le futur budget de l’Union Européenne.

Le Président Alfred-Marie-Jeanne a insisté auprès du Commissaire européen sur l’importance de l’octroi de mer pour l’économie des Régions d’ Outre-Mer et a demandé la pérennité des dispositifs pour les RUP. Une requête qui semble avoir été entendue par le Commissaire européen. Président Marie-Jeanne l’a invité, dans le cadre du Conseil des Régions prévu en Octobre prochain en Martinique.

Échanges entre Présidents de Région: réforme constitutionnelle ;réforme de l’apprentissage.

Sur ce deuxième point, toutes les Régions de France restent mobilisées sur le dossier épineux de la réforme de l’apprentissage proposé par le Gouvernement. Elles s’opposent à ce projet de loi qui dépouille les Régions de leurs compétences en la matière.

Les Régions estiment que cette réforme porte en elle des changements de modèle qui n’ont fait l’objet d’aucune étude d’impact et qui ne répondent pas aux enjeux véritables de l’apprentissage.